Eclipse partielle de Soleil – 29 mars 2006

Lors de l’éclipse partielle de Soleil du 3 octobre 2005, j’avais choisi de réaliser des images à l’aide d’un appareil reflex 24×36 en argentique. Pour cette éclipse du 29 mars 2006, je décidai de renouveler le même type de prise de vues, mais aussi à l’aide d’un Appareil Photo Numérique reflex. Il me paraissait en effet intéressant de comparer ces deux moyens de capture d’images pour cette éclipse.

L’avant-veille de l’éclipse, je profitai d’une fin d’après-midi ensoleillée pour tester le nouveau montage optique : télescope Schmidt-C’assegrain 200mm équipé de l’APN. Ce type d’appareil-photo, bourré d’électronique et d’automatismes n’est pas aussi facile à apprivoiser qu’un bon vieux reflex 24×36 semi-automatique (toujours bon pour le service 28 ans après son achat !). Il aura fallu une recherche attentive dans la notice technique de l’APN pour trouver le moyen d’autoriser le montage d’un autre objectif (constitué par le télescope) que celui livré d’origine, avec toute son instrumentation nécessaire aux différents automatismes.

Au moment du déroulement de la check-list de l’ensemble du matériel à charger dans la voiture (à H-2), le ciel sur Cherbourg me paraît relativement ennuagé ; mais le bulletin météo de l’agence cherbourgeoise de Météo France est optimiste. C’est maintenant le moment de mettre le cap sur Maupertus. Les gros nuages au-dessus de l’aéroport de Maupertus m’incitent à continuer ma route ; je décide alors de programmer mon GOTO avec les valeurs : « ciel bleu » ET « lieu tranquille » … c’est finalement à Fermanville (Cap Lévi) que je plante le matériel, dans un décor typique du Nord- Cotentin, avec l’agglomération cherbourgeoise en toile de fond. Tout juste si je ne suis pas en mesure de m’assurer (avec le télescope) que mes collègues du GAHQ sont eux aussi bien installés sur la place du théâtre de Cherbourg pour les activités à destination du public.

L’installation du matériel étant presque devenue une affaire de routine, c’est à H – 30 mn que je vérifie l’ensemble du montage et que je simule quelques permutations entre appareil photo argentique et appareil photo numérique. Les deux appareils étant de la même marque, la permutation est très rapide grâce au montage type baïonnette.

Au vu des photos prises au tout début du phénomène, c’est au bout d’une minute que le début du grignotage du Soleil par la Lune est discernable sur la prise de vue ; j’avais pris soin de régler l’heure de l’APN lors du changement de la batterie survenu deux jours avant l’éclipse. Et mon bon vieux reflex 24×36 ? Pour ce type d’utilisation en astronomie, il fonctionne sans batterie, puisque l’automatisme pour les réglages d’exposition ne doit pas être utilisé. Pour mémoire, il était réglé à 1/500ème de seconde avec un film 200 ASA.

La tranquillité du lieu m’a quand même permis de rencontrer quelques randonneurs dont un couple franco-allemand qui m’a identifié, au vu du télescope, comme étant un scientifique ou un chercheur chargé d’étudier le Soleil. Après des explications techniques sur le télescope, ce couple a continué sa marche … en direction du mont de Rouen (altitude 21 mètres).

Pour mémoire, quelques informations techniques :
L’ensemble du montage optique, pour cette éclipse du 29 mars 2006, est le suivant télescope 203 mm (longueur focale de 2 mètres) + réducteur de focale + adaptateur diamètn 42 à vis / baïonnette + boîtier photographique PENTAX.
Le tableau suivant indique les diamètres du Soleil visualisés sur un tirage papier 10 x 15 cm :

Le résumé de cette éclipse en animation :

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